Alerte à Microdochium!

Prise en charge culturale

Une fertilisation équilibrée est un aspect clé de la prise en charge de la plaque causée par Microdochium. La fertilisation azotée, qui favorise la croissance d’un gazon luxuriant jusqu’à la fin de l’automne, rend aussi le gazon plus susceptible à l’apparition de la maladie durant l’hiver. La réduction du pH du gazon nuit à la croissance et au développement de la plaque causée par Microdochium. Cependant, il faut faire preuve de prudence, car l’application fréquente de soufre peut entraîner d’autres problèmes agronomiques l’été, comme la couche noire et une pression anthracnose élevée.

On a démontré que les pratiques de culture qui réduisent la durée de mouillure du feuillage, comme le fait d’enlever la rosée ou de rouler le gazon, contribuent à réduire l’incidence de la maladie. Selon des recherches récentes, il est possible de limiter efficacement l’infection en appliquant fréquemment des fongicides à base de phosphite, particulièrement si on y ajoute de faibles quantités de soufre pour diminuer le pH du sol. Ces facteurs réunis constituent une importante stratégie souvent utilisée avec un plan de traitement fongicide efficace dans les régions comme celle du Nord-Ouest du Pacifique, où la maladie peut être maîtrisée à l’aide d’une approche programmée.

Prise en charge chimique

Étant donné la nature persistante de l’agent pathogène et les conditions prolongées qui favorisent l’épidémie dans certaines régions du Canada, il est souvent nécessaire d’utiliser des solutions chimiques pour bien maîtriser la maladie. Les fongicides « de contact », comme le chlorothalonil et l’iprodione (agent mouillant à action locale), peuvent être très efficaces en l’absence de neige. Par contre, si la couche de neige demeure pendant trois mois ou plus, il faut utiliser des fongicides à action générale pour obtenir une bonne maîtrise. De nombreuses options chimiques sont offertes par divers fabricants. Les classes de produits chimiques ayant permis de mieux maîtriser la plaque causée par Microdochium, surtout lorsqu’elles étaient utilisées en association ou en alternance avec un programme, comprenaient le benzimidazole, les inhibiteurs de la déméthylation, le dicarboxamide, le nitrile et les inhibiteurs de la quinone extérieure.

Comme pour toute maladie, la prise en charge préventive intégrée est toujours préférable. Interface Stressgard et Trilogy Stressgard sont deux excellentes options à envisager contre la plaque causée par Microdochium cette saison. Pour en savoir plus, consultez notre Guide de solutions de traitement de la plaque causée par Microdochium ou communiquez avec votre représentant de Bayer.

   
 Image 1. Taches cuivrées caractéristiques de la plaque causée par Microdochium et signes de mycéliums duveteux rosâtres visibles dans la rosée du matin. Photo : Paul Giordano, Bayer.  Image 2. Dommages associés à la plaque causée par Microdochium sur un vert de pâturin annuel. Notez les taches beiges au pourtour cuivré rosâtre. Photo : Rob Golembiewski, Bayer.